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Dominique Bayle rencontre… (à distance) Nagui

Dominique Bayle rencontre… (à distance) Nagui

Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

Je suis avant tout un papa de 4 enfants, marié à une femme exceptionnelle qui est à la fois mon épouse, ma maîtresse et mon meilleur pote, et j’ai la chance de cultiver la part d’enfant qui est en moi en ayant fait de ma passion un métier, celui de s’amuser, de divertir, d’écouter de la musique, de voir des films et des pièces de théâtre.

Aviez-vous un rêve professionnel ?

Mon premier rêve lorsque j’avais une dizaine d’année était d’être pilote de ligne, je ne sais pas si l’envie était de voyager, de porter un uniforme, de visiter la planète ou de conduire un engin improbable comme un avion. Je ne sais pas quelle était ma motivation, si ce n’est que tout ce qui avait un rapport avec la mécanique me plaisait. Et puis plus tard dans le contexte des années soixante dix, alors qu’il y avait très peu de chaines de télévision et de radio, vivant à Cannes, je ne pouvais écouter que France Inter ou RMC et regarder la 1 ou la 2.

J’ai grandi en écoutant et regardant ces gens sans même savoir s’ils existaient vraiment, ce qui était vrai ou faux. Et l’imaginaire a fonctionné, le rêve aussi, mais ça semblait inabordable, évidemment ça ne fait pas partie des métiers proposés dans les parcours d’orientation. C’est bien plus tard à l’adolescence, lors d’une soirée où je remplace le DJ, que le jeune adolescent mal dans sa peau que je suis commence à se sentir bien, utile. Je passe des disques, je fais rire... Et finalement depuis 59 ans je me suis construit sur ça.

Vous êtes présent pour l’Association depuis de nombreuses années. Pouvez-vous nous dire ce que représente cet engagement ?

La part d’enfant que l’on en a en nous, on doit la cultiver et l’entretenir et idéalement rester ce même enfant. C’est une question d’honnêteté avec l’être humain que l’on est. Evidemment on se construit une vie d’adulte, mais la part d’imagination, la part de rêve peuvent suffire à la moindre évasion et à une forme de poésie. Ce sont des valeurs qui sont importantes pour moi. Je crois que finalement ce qui m’a d’abord plu dans l’Association c’est son nom qui pour moi révélait une tournure d’esprit et ensuite de se dire qu’il y a des enfants qui ont besoin de nous pour la connexion, l’attention, la main tendue, le partage de rêve, de rire… Ça devient pour moi une évidence, parce que si on a su rester un tout petit peu enfant et bien on est immédiatement connectés puisqu’on est du même monde même si en apparence on est un tout petit peu plus vieux…

Quels souvenirs avez-vous des rêves d’enfants que vous avez concrétisés ?

Ce qui m’a toujours ému et bouleversé ce sont les yeux, je trouve que c’est un ciel ouvert sur le coeur qui est absolument bouleversant, parce que ça n’a pas besoin de mots. Le regard d’un enfant est évidemment souvent pénétrant, celui d’un enfant qui vous fait comprendre qu’il vit avec vous quelque chose qu’il ne pensait pas pouvoir vivre un jour est véritablement très émouvant.

3 questions…

Quel était votre rêve d’enfant ?
Être invisible
Quel est votre jeu préféré ?
Le taboo
Quels sont vos 3 mots préférés ?
Respect, Passion et Vanne, une bonne vanne est toujours bienvenue
Avez-vous un objet fétiche ?
Le stylo à l’heure du tout numérique

 

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