Témoignage de Mathilde Quillerou - Hôpital Necker- Enfants Malades

Témoignage de Mathilde Quillerou - Hôpital Necker- Enfants Malades

Mathilde Quillerou

Educatrice de jeunes enfants

Service Immunologie, Hématologie et rhumatologie, Hôpital Necker- Enfants Malades

J'ai toujours adoré être avec des enfants et très vite m'est venue l'idée de faire ce métier, alors je m'y suis accrochée. C'est une réelle vocation !

Mon rôle auprès des enfants est multiple. Avant tout, je dirai que c’est de leur permettre, le temps d’un échange, d’un atelier, de redevenir des enfants avant d’être des patients. C’est là ma tâche principale ! Nous nous devons de les aider à garder leur place d’enfant. Comme nous le dit si bien une de mes collègue éducatrice c’est « amener du normal dans l’anormal ». Je trouve que c’est très juste.

 

Nous avons la chance, à l’Hôpital Necker, d’être 12 éducatrices. Nous agissons toujours selon l’envie de l’enfant en faisant des propositions d’ateliers en tout genre. Il ne faut pas oublier que nous sommes une des rares personnes à laquelle l’enfant peut dire non. Mon rôle, c’est aussi de me mettre en relation avec les différentes associations qui interviennent de diverses manières auprès des enfants. Le métier d’éducateur de jeunes enfants est un travail très riche à tout point de vue. Les enfants accueillis ici peuvent rester entre 3 mois et jusqu’à un an parfois pour des greffes de moelle osseuse. Nous avons le temps de créer un vrai lien avec l’enfant, mais également sa famille. C’est ce qui rend le travail dans ce service extrêmement précieux et enrichissant. Nous apportons de la vie, de la légèreté dans ce lieu difficile. La prise en charge par l’éducateur de jeunes enfants accompagne aussi les enfants afin que les futures hospitalisations se passent au mieux, avec moins de craintes.

Selon vous, quel impact a le rêve pour les enfants suivis dans votre service ?

La réalisation des rêves pour les enfants accueillis dans le service leur permet de voir que des personnes sont dédiées à exaucer leur vœux. En effet, ils ont tendance à vouloir « protéger » leur parent, leur famille. Lors d’hospitalisation longues, cela leur permet de se projeter dans l’avenir, de réfléchir à ce qu’ils vont pouvoir faire lorsqu’ils rentreront chez eux et c’est essentiel dans leur processus de guérison. C’est tellement important de rêver en général alors quand on est malade, à l’hôpital dans une chambre stérile de laquelle on ne peut sortir pendant plusieurs mois on y voit tout l’intérêt.

Avez-vous une anecdote d’un rêve raconté par l’un de vos patients et réalisé par l’Association Petits Princes à nous raconter ?

Lorsque j’ai parlé de réaliser son rêve à un adolescent, la première chose qui lui est venue est de demander la réalisation du rêve de son père. C’était très touchant ! Nous lui avons expliqué que là c’était un rêve pour lui, que ça serait son moment. Il a trouvé une idée qui j’espère pourra être réalisé dans les mois à venir.

Et vous quel était votre rêve d’enfant ?

Très compliquée cette question ! D’aussi loin que je me souvienne, je rêvais d’être éducatrice à l’hôpital. Aujourd’hui c’est chose faite ! Bon je rêv(ais)e aussi de rencontrer Kev Adams.. !

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